jacques rené Mesrine
4/1/2009
Jacques rené Mesrine
Jacques René Mesrine (né le 28 decembre 1938 à clichy la Garenne, abattu par la police le 2 novembre 1979 à Paris) est un gangster français ayant opéré principalement en France mais aussi au Canada et un peu en Espagne. Il est surnommé « l'homme aux mille visages » ou à tort, de son propre aveu, « le Robin des bois français ». Déclaré « ennemi public n° 1 » au début des années 1970, il est notamment connu, en France, pour des braquages médiatisés et pour ses évasions.
Fils de commerçant aisé dans le tissu, Jacques n' aime pas l' école et devient rapidement représentant en tissus.
Mesrine va affronter le tournant de sa vie ,il s'engage dans la guerre d' algérie comme parachutiste-commando.C'est pendant cette sale guerre qui l' aura fait "les corvée de bois":c'est-à-dire l'exécution finale des torturés, des prisonniers.
Cette expérience de l' Algérie l'a profondément marqué.
Jacques René Mesrine sera décoré par le général De Gaulle de la Croix de la valeur militaire.
De 1961 à 1963 il participe à de nombreux cambriolages avec son ami Tony Ferreira.
Il souhaite alors quitter la vie criminelle et trouve un emploi dans une entreprise d'architecture d'intérieur. Mais il perd son travail suite au chômage technique de celle-ci et redevient criminel.
Dés 1965 à 1967 :vol à Palma de Majorque ,vol bijouterie en Suisse à Genève,cambriolage dans un hotel à Chamonix et il braque une maison de haute couture parisienne.
Il ouvre un restaurant à Santa Cruz de Tenerife dans les Îles Canaries et ouvre une auberge à Compiègne, en France.
Maria de la Soledad le quitte et leurs trois enfants, Sabrina, Bruno et Boris, sont confiés aux parents de Mesrine.
Le 6 février 1968, il s'enfuit au Canada , il enlève un milliardaire: Georges Deslauriers pour lequel il travaillait.Il réclame une rançon de 200 000 dollars.
En fuite aux États-Unis, Mesrine est arrêté à Texarkana, dans l'Arkansas, et extradé vers le Canada. À sa sortie d'avion, il fanfaronne devant les journalistes et déclare en reprenant une citation du Général de Gaulle: « Vive le Québeclibre ! ». Accusé de meurtre et de kidnapping, Mesrine se retrouve à la une des journaux québécois. Il est déclaré ennemi public n° 1.
Le 17 août 1969, Mesrine et Schneider s'évadent de la prison de Percé .
En janvier 1971, Mesrine et Schneider sont acquittés pour le meurtre de Le Bouthilier. Mais cette accusation d'un meurtre qu'il n'avait pas commis fut pour Mesrine une injustice profonde. Ce sera un des thèmes principaux de son deuxième livre : Coupable d'être innocent, écrit en 1979.Son deuxieme grand tournant de la vie ou il n'a plus aucune confiance à la justice .
Le 21 août 1972, il s'évade de la prison de St-Vincent-de-Paul avec 5 autres détenus dont notamment Jean-Paul Mercier ou ils reviennent essayer de libérer les autres détenus! Jacques avait donné sa parole !
En 1973 il retourne en France aprés s'être exilé au Vénézuela,il commet un braquage dans une usine à Mantes la jolie(320 000 frs).
Jacques Mesrine est condamné à 20 ans de prison, Le 6 juin, il doit comparaître pour une petite affaire de chèques sans provisions mais il s'évade du tribunal de Compiègne en prenant en otage le président du tribunal, grâce à une arme dissimulée dans les toilettes par un complice, Michel Ardouin dit « le Porte-Avion. »
Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois le 28 septembre 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le XIIIe arrondissement de Paris. Cette arrestation reste célèbre puisque le truand ouvrit la porte aux policiers après vingt minutes de négociations à travers la porte, cigare aux lèvres et offrit le champagne au commissaire. Mesrine plaisante avec Broussard: « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? »
C'est durant ce séjour en prison qu'il écrit son autobiographie L'Instinct de mort, qui paraît en février 1977.
Durant ce procès, il se produit une anecdote célèbre : il lance les clefs de ses menottes à la figure des juges pour prouver la corruption de la policeet de la justice. Il est transféré au quartier de haute sécurité de la prison de la Santé. Son incarcération au QHS de la prison de la Santé est à l'origine d'un combat médiatique qu'il entend mener afin de les faire supprimer, décrivant les conditions de détention qu'il juge dégradantes. Il y rencontre Charlie Bauer, un révolutionnaire d'ultra gauche, qui devient son bras droit. Il parvient à s'évader le 8 mai 1978, accompagné de François Besse et de Carman Rives. Grâce à des complicités au sein de la prison(qui introduiront des armes à leur attention), Mesrine et Besse parviennent à neutraliser leurs gardiens, escaladent le mur d'enceinte et s'évadent de cette prison réputée inviolable, laissant derrière eux Carman Rives abattu par la police.
Le 26 mai 1978, il braque le casino de Deauville.C'est à cette période qu'il se met à écrire son deuxième livre, "Coupable d'être innocent".
Il continue les braquages, comme celui de la Société générale du Raincy le 30 juin 1978, tandis que la police poursuit ses efforts pour le localiser. La police craint le pire.
Deux jours plus tard, une vaste opération est déclenchée pour tenter de retrouver Besse et Mesrine. Plus de 300 gendarmes, ainsi qu'une section du GIGN assistée de policiers de la brigade antigang sont déployés pour les rechercher, en vain.
Il enlève le milliardaire Henri Lelièvre (lui-même exploitant des appartement salubres) avec la complicité du braqueur Michel Schayewski et obtient une rançon de six millions de francs.
En août, une unité anti-Mesrine est crée.
Le 10 septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens dans la Forêt d'Halatte (Oise) au journaliste de Minute Jacque Tillier, le torture, le blesse grièvement par trois balles en lui tirant dans la joue, le bras et la jambe. Il le laisse pour mort. Mesrine reprochait à ce journaliste de l'avoir diffamé en écrivant qu'il n'était pas une personne « réglo » avec ses associés en août 1979.
La mort de Mesrine
La brigade de recherche et d'intervention (BRI) du commissaire principal Robert Broussard, va procéder à l'arrestation de Jacques Mesrine. Le vendredi 2 novembre 1979 à 15h15, Mesrine, au volant de sa voiture avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot, est encerclé par les hommes de la BRI, porte de Clignancourt à Paris. Un camion bâché, qui s'est inséré devant son véhicule, dissimule des tireurs qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne. Vingt-et-une balles sont tirées. On retrouvera dix-huit impacts de balles à haute vélocité sur son corps. Il est abattu en possession de grenades et d'armes de poing. Sa compagne, grièvement blessée, perd un œil dans la fusillade.
La mort de Mesrine est un premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu sans sommation.
Il est enterré au cimetière Nord de Clichy-La-Garenne, la ville qui le vit naître.
La BMW 528i vert métallisé de Jacques Mesrine est restée avec les scellés de justice 28 ans dans une fourrière à Bonneuil-sur-Marne avant d'être broyée dans une casse d'Athis-Mons le 14 mai 2007.
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Mieux comprendre l 'arrestation de Mesrine
Les BANDE ANNONCE de "l'instinct de la mort"
Mesrine : L’instinct de Mort - Bande-Annonce HD [VF]